Malgré les apparences, Michel Grelier, accompagné de Jeanne-Françoise Hutin, présidente de la Maison de l’Europe de Rennes, passent vite du relaxé au sérieux. A mesure que les mots s’enchaînent se dévoile nous est dévoilé un rappel historique difficile: l’Europe de l’Est s’est levée en dépit de l’aide de l’Ouest.
« On les a quand même sacrément laissés tomber !
Michel Grelier met les mains dans le cambouis de l’histoire européenne. Une histoire bien huilée à
l’Ouest : Plan Marshall au sortir de la guerre, traité de Rome qui s’en suit, une déclaration vibrante de Robert Schuman, une institutionnalisation progressive et réussie malgré quelques
moments difficiles…Que de progrès l’Union Européenne n’a-t-elle pas accomplie depuis ses premiers pas !
Une histoire vue de l’autre côté du rideau de fer, celle d’ « une triple révolution » après l’implosion de l’URSS en 1990.
« Un long chemin vers la liberté »
Même ton, même sentiment embarrassé de la part de Jeanne-Françoise Hutin : « nous avons
monnayé notre liberté contre l’oppression de l’Europe de l’Est par un totalitarisme » proclame l’intervenante.
L’histoire de l’Europe à l’Est est celle d’un « long chemin vers la liberté » emprunté par des personnalités qui ont forgés l’identité européenne de leur
résistance : Vaclav Havel en Tchécoslovaquie, Lech Walesa en Pologne.
Ce sont aussi et surtout des révoltes étouffées par un système totalitaire: Berlin en 1953, le
« Printemps de Prague » en 1968… Des signaux d’alarmes lancés à l’Occident qui nous rappellent « attention nous ne sommes pas libres ! ».
Finalement pour la présidente de la Maison Européenne, notre occident n’a pas fait preuve de courage : « ce n’est pas nous qui les avons aidés, ce sont eux qui se
sont libérés ».